Nous sommes en octobre 1999. Comme beaucoup de samedis, E va dormir chez son père. Elle ne l'aime pas vraiment mais va quand même chez lui. Après tout, c'est son père. Comme chaque soir, elle va dans la salle de bain pour se mettre en pyjama. Elle repart dans le salon où se trouve le lit. Son père est bordélique, elle a prit ça de lui. E se couche avec une boule à l'estomac. Elle n'a que 7ans et demi mais comme elle sait que son père est alcoolique, elle voit bien qu'il n'est pas sobre. Ce n'est pas la première fois, de toute façon. Elle s'allonge dans le lit et entend son père se coucher près d'elle. La lumière s'éteind. E a peur sans trop savoir pourquoi. Enfin si... Elle a peur de lui. Et elle a bien raison. Seulement quelques secondes après que le noir ait envahit la pièce, elle sent qu'il s'approche d'elle. Elle sent son souffle alcooliqsé sur son omoplate. Il lève sa main et la pose sur la hanche droite de E. Que veut-il ?? Sa main glisse vers le pantalon de pyjama et s'introduit en dessous. Il lui dit "N'ais pas peur, c'est que de l'amour". Elle ne bouge pas mais ayant une idée de ce qui l'attend, E menace son père: "Arrêtes papa ou je crie". Son père, sachant que les voisins du dessus peuvent très bien entendre les hurlements de sa fille, se recule. La jeune fille se blottit contre le mur et l'entend dire "C'était pour voir si tu pouvais te défendre et c'était que de l'amour". Elle ne dormira pas de la nuit...
Depuis ce triste soir, 9ans ont passés. Pour ne rien cacher, E c'est moi. J'ai gardé le secret de cette nuit pendant longtemps, trop longtemps. Je suis retournée chez lui par la suite mais je refusais de dormir à ses côtés. Comme vous avez pu le remarquer, je me rappelle beaucoup de détails. Je ne les ai pas tous cité car ce serait trop dur pour moi. Depuis ce soir là, j'ai perdu toute confiance envers la gente masculine. J'avoue avoir confiance en deux ou trois garçons mais pas plus. Enfin bref. Je suis donc resté silencieuse pendant 9 années de ma vie. Je n'osais pas en parler. Je me sentais salie, honteuse et coupable. Coupable d'avoir été naïve de dormir avec celui que je préfère appeller géniteur. Ce n'est que le 4 février 2008 que j'ai parlé. Suite à une dispute avec ma mère, je suis partie au collège. Mais au lieu de monter en cours, je suis allée voir la principale adjointe. Nous avons parlé et elle a du appeller ma mère qui travailler. Après une longue et difficile conversation, ma mère et moi sommes allées à la gendarmerie où j'ai du déposer une plainte. J'ai du raconter ce qu'il s'était passé dans les moindres détails, ce qui fut très pénible pour moi. Par la suite, j'ai passé un éxamin pour prouver ma virginité et depuis mon géniteur menace de me tuer s'il me voit. Enfin...
Je n'ai pas écrit ce texte pour que vous ayez pitié de moi ou pour me rendre intéressante. Loin de là mon idée. Non, si je l'ai écrit c'est pour dire aux gens qui ont été victimes de tentatives de viol ou pire de ne pas garder ça pour eux. L'avouer n'ai pas chose facile, je vous l'accorde. Remuer le passé est toujours douloureux. Mais garder cela pour soi l'est encore plus. Trouvez une personne de confiance et parlez en. Les personnes coupables de tels actes méritent une punition.